Le Tarot français dit Tarot de Marseille désigne un ensemble de cartes à l'origine de notre tarot moderne, avec des motifs anciens médiévaux ou moyenâgeux.

Depuis le XVIIIe siècle il est beaucoup associé à la Taromancie (cartomancie utilisant le Tarot). L'appellation Tarot de Marseille se rencontre déjà en 1859 sous la plume de Romain Merlin. Elle est utilisée ensuite par Papus qui présente, dans Le Tarot des Bohémiens (1889), au chapitre IX, les diverses formes du tarot : Le Tarot italien, celui de Besançon, celui de Marseille sont les meilleurs sans contredit que nous possédions aujourd'hui, puis elle est popularisée à partir de 1930 par Paul Marteau qui choisit d'intituler un tarot destiné au marché de la cartomancie Ancien Tarot de Marseille.
L'expression Tarot de Marseille désigne dans son acceptation plus restreinte un type graphique de jeux de tarot bien particulier, version francisée d’un modèle italien (sans doute milanais), probablement né à Lyon au XVIe siècle et répandu ensuite dans les zones françaises où étaient produits les Tarots. Le motif dit “Tarot belge” (ou, selon une source allemande de 1772, “Tarot bruxellois”), a coexisté en France (avant de passer en Belgique) au XVIIe siècle. Le Tarot de Marseille n’est pas né à Marseille, où l’on ne fabrique de cartes à jouer que depuis 1630.
Le Tarot dit, tout aussi abusivement, de Besançon est une variante du Tarot de Marseille, née probablement à Strasbourg au début du XVIIIe siècle et où deux cartes, vraisemblablement jugées blasphématoires, la Papesse (atout II) et le Pape (atout V), sont remplacées par Junon et Jupiter. Sa production à Besançon tout au long du XIXe siècle (et alors qu’on n’en faisait plus à Strasbourg) lui a valu ce nom, lui aussi connu de Merlin et Papus.
Utilisation en cartomancie et héritage ésotérique
Il est généralement admis que les cartes qui sont à
l'origine du Tarot de Marseille, tout comme le Tarot de Marseille lui-même, ont
été créées dans le but d'une utilisation ludique.
L'hypothèse qui jouit du plus large consensus chez les chercheurs est celle de
Michael Dummett qui affirme que tous les usages modernes du Tarot en cartomancie ont leur
source chez Antoine Court de Gébelin et Louis de Fayolle, comte de Mellet (‘M. le
C. de M.’).
Il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour entendre parler avec certitude de cartomancie utilisant le Tarot de Marseille, avec Antoine Court de Gébelin - même si certains auteurs présentent des indices qui feraient remonter l'usage divinatoire du Tarot à des dates antérieures.
Les cartes du Tarot sont appelées lames majeures et mineures ou arcanes majeurs et mineurs par les ésotéristes et les occultistes à partir de 1863.
Aujourd'hui, les auteurs de la tendance occultiste, hermétiste ou ésotérique prêtent au Tarot divers usages : chemin initiatique, préservation d'une tradition (alchimique par exemple), tarot divinatoire, etc... sans forcément remettre en question son origine historique ou sa date d'apparition.
Le tarot divinatoire ou taromancie est l'application de la cartomancie aux cartes du Tarot de Marseille ou de ses variantes historiques ou modernes. C'est un art divinatoire qui utilise toutes ou une partie des 78 cartes du Tarot. Suivant le contexte d'utilisation - oracle ou approche plus psychologique - cette pratique d'interprétation des cartes est diversement désignée par différents néologismes, par exemple tarologie.
Les Atouts
Voici la liste des 22 arcanes majeures. Découvrez chacune de leur signification en cliquant sur leur titre.

Le Mat
Le Bateleur
La Papesse
L'Imperatrice
L'Empereur
Le Pape
L'Amoureux
Le Chariot
La Justice
L'Hermite
La Roue de Fortune
La Force
Le Pendu
L'Arcane sans Nom
Temperance
Le Diable
La Maison Dieu
L'Etoile
La Lune
Le Soleil
Le Jugement
Le Monde
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