Vivre seul, un plaisir ?

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Mots clés : Vivre seul, un plaisir pour certains, un cauchemar pour d'autres

Solitaires ou indépendants, ils n'aiment la compagnie que d'eux-même. Ne voir personne ou très peu et rester seul chez soi, voilà où il trouvent leur bonheur. Si pour certains, cette manière de vivre est impossible voire incompréhensible, elle est un idéal pour eux. Pourquoi ?

 

Un sentiment d'arrogance

Valérie, 39 ans, célibataire, Blogeuse. Peu ou pas de contact avec l'extérieur, elle passe le plus clair de son temps seule chez elle à surfer sur internet et rédiger des articles pour ses clients. Un mode de vie renfermé dont elle assume clairement son choix.  Peut-on parler d'arrogance ou de complexe de supériorité ? Pour certains psychanalystes, cette forme de suffiance remonterait à l'enfance où on nous a toujours dit que j'étais le plus intelligent, le plus fort. Si je suis si parfait, pourquoi j'irai vers l'autre. Il ne m'apportera rien de plus que ce que j'ai déjà.

Lorsque l'éducation n'a pas inculqué le goût des autres et du partage, l'enfant développe et renforce l'un de ses sentiments naturels, l'égoïsme qui se transforme avec les années en retranchement sur soi. Malheureusement, bien que ce sentiment développe une certaine arrogance qui n'est pas négative, il développe aussi une peur qu'on appelle le syndrome de l'imposteur. Celui-ci se manifeste par la crainte de rencontrer de nouvelles personnes et ainsi d'être jugé par autrui comme une personne au final comme les autres sauf qu'elle est seule et qu'elle n'est peut-être pas aussi "intelligente" qu'elle se l'imagine.

 

Une anxiété sociale

Frédéric Fanget, psychiatre le disait "personne ne peut se suffire à lui-même". Ce sont des arguments rationnels que ces solitaires se cherchent par refus d'admettre la vraie raison de ce replis : la peur des autres.

Edmond, 36 ans : "on ne recevait personne à la maison. Un jour ou l'autre, nos soi-disant amis, nous trahissent..." Lors que l'éducation et de l'apprentissage, nos référents sont nos parents (grands parents), lorsque ceux-ci vivent repliés sur eux-mêmes et vous inculquent qu'il ne faut faire confiance à personne par différents exemples qu'ils ont vécu, vous devenez de plus en plus individualiste et vous finissez par devenir comme eux.

 

Un souvenir traumatique

Ce replis sur soi, peut aussi venir d'un souvenir traumatique qu'il vienne de l'enfance, adolesence ou plus tard. Eva, 31 ans a subi pendant une année les remontrances de son professeur de Latin qui l'interrogeait systématique et se moquait d'elle car elle avait beaucoup de difficulté à parler en classe.

Aujourd'hui Eva est devenue viticultrice et est heureuse de vivre seule à la campagne avec ses animaux qui ne la jugent pas. Frédéric Fanget explique ce replis "en expliquant que les premières expériences de confrontation aux autres se signent par des échecs ou comme dans le cas présent par des humilations, elles peuvent donner lieu à un comportement d'évitement"

 

Une angoisse de rupture

Pour poursuivre dans l'idée du souvenir traumatique, ces grands solitaires sont conscients de leur personnalité.  "Evitez de créer des liens devient une façon d'échapper au risque de tomber en état de dépendance de l'autre indique Frédéric Fanget. La vraie raison vient du fait qu'ils angoissent de perdre l'autre. Cet autre auquel leur carapace s'est ouverte un beau jour pour laisser rentrer dans leur coeur un inconnu. Alors plutôt que de revivre une douleur trop dure suite à une séparation, ils préfèrent se renfermer. On parle ici d'une rupture amoureuse, la perte d'un proche ou la séparation avec des gens qu'on aimait.

 

Alors que faire ?

Avant de vous précauniser des conseils, posez-vous la question suivante ? En souffrez-vous ? Si vous vous sentez bien parce que vous vivez comme ça, alors continuez. L'essentiel dans la vie c'est d'être heureux. Si votre bonheur se résume à une indépendance des autres, alors, continuez ainsi. Il existe des dizaines de façon de s'occuper en journée (travaux, ménage, sortie, ballade, animal de compagnie). Si les autres ont besoin de vous dire quoi faire c'est que peut-être eux-mêmes dans leur vie ça ne va pas.

En revanche, en fin de compte si vous désirez faire évoluer les choses et vous tournez vers autrui, un travail sur vous peut démarrer. Aucune situation dans la vie n'est figée. Rassurez-vous.

Allez vers les autres

Plus facile à dire qu'à faire... Plus vous fuirez les autres, plus vous serez angoissé le jour où vous devrez les rencontrer. Alors cessez d'être passif et prenez l'iniative vous d'entrer en relation avec les autres. Osez briser cette carapace qui vous a bloqué depuis si longtemps. Commencez votre évolution en rencontrant des gens de confiance, famille, voisins, facteur. Lancez les premiers mots en échangeant sur des banalités. Les banalités se transformeront en conversations plus longues. Même si au début, vous ne sentirez un sentiment de perte de temps ou même parfois que votre interlocuteur n'est pas intéressant pour vous, vous verrez avec le temps qu'il y a du bon en tous et que chaque individu possède sa propre particularité qui fait de lui une personne intéressante. Inspirez vous d'eux pour aborder avec le temps plus de monde.

Le chemin peut être long et parfois vous devrez vous faire violence pour y arriver... mais au bout, l'arrivée peut être merveiilleuse.

 

Tournez-vous vers l'extérieur

Quelle que soit la raison de votre peur des autres (enfance, adolescence, rupture, etc) elle vous donne à tort très certainement d'être la cible de tous les jugements lorsque vous êtes dans un groupe. Plutôt que de vous focaliser sur vous, prenez le temps de vous intéresser aux autres. Posez-leur des questions, apprenez sans crainte à les connaitre. Hier, ils se méfiaient peut-être de vous car ils vous voyaient toujours seul, mais demain, ils vous apprécieront comme vous vous apprendrez à les apprécier.

L'amitié, ça s'apprend, ça se construit. On ne nait pas ami avec tous le monde. Certains ont peut-être plus de facilité à s'ouvrir aux autres mais dites-vous que peut-être eux aussi, ils ont travaillé pour arriver à ça.

Aujourd'hui, vous avez décidé de changer les choses pour vous. N'ayez pas peur de vous faire aider. Il n'y a pas de honte à cela. On a tous besoin un jour ou l'autre d'une aide extérieure. Parlez de ce qui vous fait peur, parlez de vos expériences, parlez de votre timidité. Vous verrez, vous n'êtes jamais seul. Et le jour où vous serez bien, parlez en aussi :)

 

 

 

 

 

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